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Le dimanche 7 juin 2015, je cours mon premier triathlon à Deauville en format sprint, une semaine tout juste après le marathon de la Baie du mont Saint Michel.

Il parait qu'un marathon ça laisse des traces, c'est vrai. Il m'a fallu le lundi et mardi pour récupérer doucement de mon exploit du 31 mai au Mont Saint Michel, pour reprendre un peu l'entrainement. Mais doucement. Pas de course à pied, ça c'est clair. Une petite sortie à la piscine et un peu de vélotaf histoire d'évacuer les courbatures et de ne pas perdre la motivation, parce que dimanche 7 juin, je cours mon premier triathlon.

Je suis très serein d'autant que le format découverte est franchement court:

  • 400 m de natation en mer
  • 20 kms de vélo en évitant les côtes des autres formats
  • 5 kms de course à pied sur les planches à Deauville

Jeudi soir alors que je monte mon vélo sur le pied pour effectuer quelques réglages, je casse ma manette de transmission! Quelle galère! C'est pas grave, je vais rouler avec mon vélo de facteur, celui qui me sert au vélotaf. Petit rappel: ce vélo est TRES confortable, destiné aux randonnées au long court, et est assez lourd, de plus, il y a une dynamo dans le moyeu qui force l'éclairage même de jour (très pratique en mode rando) mais qui réduit le rendement. Et surtout c'est un VTT, customisé certes, mais cela reste un VTT. Bref, autant dire que pour la performance c'est mort! Mais bon je n'y vais pas pour ça: j'y vais pour découvrir le triathlon.

Velo utilise au triathlon decouverte de Deauville 2015

Vendredi soir: je mets mon vélo sur le coffre, mes affaires dans le coffre, je ressors ma combinaison manche courte de voile pour la partie natation. Je file chercher les enfants et Véro sur Paris et c'est parti!

Samedi: retrait des dossards, de la visière Hoka One One offerte par le sponsor, balade aux stands de l'expo. Je m'achète une tri-fonction Dare2tri et une paire de lunettes Loubsol. Il fait hyper beau, assez chaud, mais l'eau est annoncée à 16°C... glaglagla...Assis sur la plage, je regarde les participants de l'épreuve longue distance passer sur les planches tandis qu'ils abordent le semi-marathon final. Je me rends ensuite au briefing de course. Chouette! La règle du drafting n'est pas appliquée! Pour rappel le drafting consiste à se mettre derrière un coureur cycliste pour profiter de son aspiration et fournir moins d'effort puisqu'il protège du vent. Le drafting est rigoureusement interdit au triathlon et sanctionné par ce que l'on appelle "la prison" qui consiste à rajouter de la distance à courir sur la partie course à pied.

Dimanche matin: Petit déjeuner rapide, j'enfile ma tri-fonction toute neuve, les enfants dorment toujours. Il est prévu qu'ils viennent me voir. Rendez vous dans l'aire de transition, où je positionne mon vélo de facteur à l'emplacement attribué après avoir passé les différents contrôles (un arbitre de la FFtri contrôle que votre vélo ne soit pas dangereux ni pour vous, ni pour personne, il regarde notamment la longueur des prolongateurs de cintres qui est réglementée, la présence de bouchons sur les embouts du cintre...), il reste stoïque devant mon vélo. Bon, après tout c'est qu'il doit avoir l'habitude de voir des vélos de ce genre.. Je dépose mes affaires dans un casier prévu à cet effet à mon emplacement également. Comment vont se dérouler les transitions? Ça a l'air compliqué: pas le droit de rouler à vélo dans l'air de transition, lorsque l'on roule le dossard doit être derrière, lorsque l'on court, il doit être devant. Si j'ai mon vélo avec moi, je dois porter mon casque... Pas simple. Enfin, on verra bien. J'enfile ma combinaison neoprène, mon bonnet de bain obligatoire et je vais tester la température de l'eau.

Waouh, elle est froide! je nage un peu, je me sens bien. Ça va bien se passer. Le parcours en mer est matérialisé par 2 bouées qu'il faut contourner puis un retour sur la plage. Ça a l'air simple en fait, en plus les bouées ne sont pas loin!

9h55: 5 minutes avant le départ. Nous rentrons dans le sas avec les autres triathlètes, il est en haut de la plage, l'ambiance est bonne: tout le monde a le sourire! Des meneurs d'allures sont sensés nous amener jusqu'au bord de l'eau où le véritable départ sera donné. Je me positionne en milieu de sas, me disant que je laisserai partir les fous devant... seulement voilà je me retrouve devant l'eau en première ligne avec autant de personnes à ma gauche qu'à ma droite. Ça va être la guerre.

10h: PAN, c'est le départ. Dans un cri de guerre mémorable les 850 participants courent et se jettent à l'eau, je fais de même. Sauf que. Contrairement à eux, je ne suis pas bon nageur. Je me fais littéralement piétiner, je me prends des coups dans la tronches qui m'empêchent de sortir la tête de l'eau, et de respirer, je ne cesse de boire la tasse, au bout de 50m je suis essoufflé et je n'ai plus pied. Je n'ai pas passé la première bouée. Ça va être l'horreur!

Je décide de nager la tête hors de l'eau, ce qui après coup me semble avoir été une très mauvaise idée puisque j'offre encore plus de résistance à l'avancement dans l'eau. Je me fais entraîner par le gros du flot qui ressemble à un banc de sardines qui m’emmène à la première puis la seconde bouée (par miracle) et je rejoins finalement la plage. Ouf! Ça c'est fait. sur la remonté je trottine bien, et comme je suis en forme suis au marathon je rattrape du monde dans les 100m qui séparent la mer de l'aire de transition.

J'enlève ma combi, passe sous la douche pour enlever le sable sur le pieds et file à mon emplacement. Je chausse mes chaussure de vélo, j'enfile mes lunettes, mon casque et je cours avec mon vélo jusqu'à la sortie de l'aire de transition avec mon dossard dans le dos, tout bien comme il faut! J'enfourche mon vélo en passant la fameuse ligne rouge tout en regardant les autres galérer avec leurs chaussures à cales automatiques. C'est un carnage, il doit y avoir deux gars à terre qui n'ont pas réussi à monter sur le vélo. Je contourne et j'entame le parcours vélo. Très vite, je remonte du monde, beaucoup de monde. Je semble surprendre un paquet de coureurs avec mon vélo de facteur. Alors que certains ont des vélos profilés en carbone et tout et tout, je suis là avec un vulgaire VTT en acier, son porte baguage et sa lampe à les dépasser. Le parcours se passe très bien. Au kilomètre 10, un ravitaillement sur lequel je fais l'impasse puis seule difficulté du parcours une côte assez raide que je franchis sans problème alors que certains avec de trop gros plateaux mettent les pieds à terre. Je me fais même féliciter par un concurrent que je double et qui me tire la révérence de faire un triathlon avec un VTT.

Dernière descente qui ramène sur Deauville. Il est indiqué de freiner, donc j'accélère, puis finalement je pile dans l'épingle à cheveux tout en bas (j'apprends plus tard qu'un grave accident à lieu l'après midi au même endroit avec un coureur sur le format Olympique de l'épreuve). Un des gars de l'organisation crie "moins de 200", je ne comprends pas trop ce que cela signifie, on verra plus tard. J'approche l'air de transition, un arbitre me hurle dessus me demandant de ralentir. Ce que je fais. Je descends du vélo, passe le dossard sur mon torse et rentre en courant dans l'aire de transition. Je dépose le vélo, retire mes chaussures, enlève le casque, enfile ma paire de baskets, ma nouvelle visière et je repars. J'ai bouclé le parcours vélo en 49 minutes.

Quelle horreur, où sont passées mes jambes??? j'ai l'impression qu'elles ne me portent même plus! J'avais entendu parlé de la difficulté des transitions, mais je le vis pour la première fois c'est franchement bizarre... En sortant de l'aire de transition je saisis un gobelet au ravitaillement que je me verse sur la tête (impossible à boire) et je continue, visiblement à 13km/h. Au bout de quelques centaines de mètres je retrouve mes jambes, puis surtout mes enfants et Véro qui sont là pour m’applaudir. C'est chouette!

le parcours course a pied au triathlon de Deauville 2015

Je double encore quelques concurrents et avale les 5kms de course à pied qui passent sur les planches puis dans la marina, finalement presque comme si c'était une formalité. Ce qui est plaisant c'est que les coureurs sont dilués, l'un 10m devant, l'autre 10m derrière. Du coup, le public on l'a que pour soi, et ça c'est grisant. Mon nom est sur le dossard alors j'entends de nombreuses fois des "Aller Bertrand!". Ça fait vraiment plaisir!

Je franchis la ligne de départ après moins de 23 minutes de course à pied. On me remet la médaille et le t-shirt de finisher. Mon temps: 1h36. ce qui me permets de me classer 139ème sur 843 concurrents. Pari réussi! Je suis officiellement triathlète!

Medaille de finisher du triathlon Decouverte de Deauville 2015

Bilan, le triathlon c'est franchement sympa, une ambiance souvent un peu plus cool que sur les grosses courses à pied. L’enchaînement des 3 disciplines rend ce sport très complet et ludique, même s'il va falloir que je progresse en natation. Les transitions sont parfois dures à gérer physiquement surtout la deuxième.

Mon prochain triathlon est en Août au Château de Chantilly dans l'Oise sur un format plus long cette fois-ci, ce qui me laisse un peu de temps pour réparer mon vélo de route. Mais j'ai déjà hâte d'y être!!

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