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La Ronde Picarde est la dernière course d'une série de 14 courses qui s'appelle le Grand Trophée sponsorisée par Etixx. Sur chacune des courses il existe une ou deux distances dont un grand format (200kms).

 Cette année la ronde picarde se déroulait le samedi 10 septembre. Deux parcours étaient donc proposés: le Mediofondo (128km) puis le Granfondo (180km). Une randonnée cyclotouriste de 50kms était également organisée le même jour.

Comme c'était ma première cyclosportive et que la distance de 180km me paraissait colossale, je me suis inscrit, pour voir, sur le Mediofondo. 40€ + 10€ de caution pour la puce qui me seront resitués en fin de course. Le tarif est le même pour le Granfondo. C'est franchement pas cher.

Samedi 10: débout 3h30 du matin puis départ pour Abbeville à 4h. La route est longue et sans café je manque de m'endormir une ou deux fois avant d'arriver sur le parking à Abbeville à 7h.

Je vais retirer mon dossard dans le gymnase, il y a du monde, beaucoup de monde... Ils attendent 2000 participants pour les deux courses dont le parcours est commun sur les 100 premiers kilomètres. On me remet une puce à fixer à l'avant de mon vélo ainsi qu'une feuille de route et un sac de sport aux couleurs du Grand Trophée.

7h30. Je me change, prépare le vélo et me rends dans le sas de départ. Le départ sera donné à 8h pour les deux courses. Il y a vraiment beaucoup de monde, pas mal de belges et d'anglais sur la ligne aussi.

Après le discours de l'organisateur qui nous raconte que Laurent Jalabert détient le record de l'épreuve avec une moyenne de 44km/h le départ est donné à 8h pile.

Les cyclistes s'élancent et cela roule très vite dès le début. Mon compteur affiche 40km/h. Je ne suis pas serein car je n'ai pas l’habitude de rouler en peloton et je dois dire que je suis à 5cm à peine de la roue du vélo de devant et que j'imagine que derrière moi ce n'est pas mieux. 

Direction le sud, toujours à une bonne vitesse et le peloton ne semble pas s'étirer. Finalement je déraille au bout de 15 kms et m'écarte du groupe de tête. Je me retrouve donc dans un paquet un peu moins "serré". Une première difficulté survient avec une jolie cote à 15%. Ça freine et il est difficile de se frayer un chemin dans le peloton. Aussitôt la difficulté surmontée, la vitesse remonte et cela roule à un rythme plus acceptable de 35Km/h.

Le parcours traverse les petits villages picards, avec un léger vent de profil, rien de bien méchant. Le soleil est radieux et il risque de faire assez chaud. C'est assez vallonné et globalement le ton est plutôt à l’ascension depuis le début.

Au bout de 40kms, alors que je roule vers l'ouest avec un léger vent de face, à présent, je ressens un léger coup de mou et en profite pour avaler l'un des gels que j'avais encore du marathon de Paris. Je lève le pied légèrement pour laisser partir ce groupe et au bout de 10 minutes, je me fais rattraper par un plus gros groupe encore. Je me dis que c'est certainement la meilleure façon de m'accrocher. Je prends le train en route et me cale à l’arrière du peloton qui ne cesse d’accélérer et atteind les 50km/h par moment, j'avale donc assez rapidement les 30kms suivants.

J'arrive sur la cote à Ault où survient LA difficulté du parcours, une cote bien bien raide. Difficulté que je n'attendais pas puisque je n'avais pas étudié le parcours.

Cote d Ault - la ronde picarde

La vue est néanmoins superbe, on y voit la cote et les falaises, c'est magnifique.

Au sommet, je me fais distancer par le groupe puis reprends un bon rythme vers le Nord sur un parcours plus plat jusqu'à Cayeux sur Mer, où je ne sais pour quelle raison (probablement la côte), je ressens un deuxième coup de mou. Cette fois-ci au kilomètre 80, je me retrouve presque seul à rouler avec les voitures qui me dépassent. Et même si le paysage est splendide le long de cette côte ultra sauvage, je trouve le ravitaillement un peu trop loin à mon gout.

Cayeux sur Mer - ronde picarde

Le ravitaillement annoncé au kilomètre 90 arrive finalement au phare du Hourdel, au kilomètre 94 (au compteur et au GPS, l'organisation aurait-elle un peu de mal à compter les kilomètres?). Je m'y arrète pour faire le plein de mon bidon, manger un morceau (des sandwiches sont proposés), et prendre une barre énergétique que je garde pour la route.

Retour vers Abbeville sur une route tout d'abord toute plate jusqu'au kilomètre 105 longeant la magnifique Baie de Somme, où les deux parcours (mediofondo et granfondo) se séparent. Je repars seul dans les collines. Je commence à peiner sérieusement, mais au kilomètre 115, un petit groupe de 4 me rattrape et je me colle à eux pour finir les 20 derniers kilomètres à un bon rythme de 30km/h.

Je passe la ligne au terme de 4h52min22s de course à Eaucourt sur Somme, épuisé je dois dire.

Je suis content, car ayant fait moins de 5h09 dans ma catégorie (30-39 ans) , je décroche le brevet d'argent. Je me classe 379ème sur 480 coureurs sur le mediofondo. Ce qui est médiocre, je pense. Mais bon...

On me sert un repas, je récupère mon diplôme et ma caution et je renfourche le vélo pour les 10 derniers kilomètres qui me séparent d'Abbeville, assez fier de moi quand même.

Parcours de la Ronde Picarde

Mon bilan. Belle course, beau parcours, bien organisé, pas cher. Le parcours n'est pas bloqué à la circulation mais sur chaque intersection ou rond point, un agent arrête les voitures pour laisser la priorité aux vélos et ce, même si à ce moment on est le seul vélo. Donc plutôt pas mal quand même. Dommage cependant que sur certaines portions du parcours on puisse quand même se faire doubler par des voitures. J'apprécie également les deux ravitaillements très bien fournis, y compris le ravitaillement final avec un vrai repas chaud. Pas de médaille à l'arrivée. En fait si, mais elle est payante (10€). C'est dommage.

Seul Bémol, mais c'est peut être que je suis plus habitué aux triathlons, c'est l'ambiance. Bien que sur un triathlon il soit interdit de rouler en peloton et que cela soit autorisé ici j'ai eu l'impression d'être vu d'un mauvais œil parfois à me mettre en queue de peloton. Et pourtant j'ai pris moi aussi des relais. D'autre part lorsque nous n'étions que deux ou trois, il m'est arrivé de ne JAMAIS être relayé pour être sauvagement doublé au bout de 10kms... Bref, je préfère l'ambiance des triathlons un peu plus "à la cool", où les concurrents rigolent, discutent, commentent le parcours.

 

Je ne m'interdis néanmoins pas de reproduire l'expérience de la cyclosportive sur un autre parcours.

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