Le panier est vide

Après mon Marathon de la baie du Mont Saint-Michel, et mes deux triathlons (Deauville et Chantilly) respectivement racontés ici:

-Marathon de la baie du Mont Saint Michel

-Triathlon International de Deauville - Format découverte

-Triathlon du Château de Chantilly - le Condé

Je me suis dit que cela pouvait être sympa de courir une course un peu plus "classique" en région Parisienne.

Véro habite Paris, et moi j'habite Versailles... le parcours était donc tout trouvé, il fallait que je coure la Paris-Versailles cette année. De surcroît cette course est co-organisée par mon club Versailles Triathlon. Bref, vous l'avez compris, je n'allais pas tergiverser plus longtemps. Prix de l'inscription 35€ puisque je me suis inscrit tard, 29€ sinon.

http://www.parisversailles.com/

Mon objectif: battre le record de mon beau frère qui sans aucun entrainement a bouclé le parcours en 2014 en 1h19.

Date de l'épreuve: 27 septembre 2015. La distance est de 16,3km et la particularité du parcours est la fameuse "Côte des gardes" à Meudon qui est franchement raide...7% par endroit et longue de 2.3kms. L'autre particularité est un long passage dans la forêt de Meudon (près de 6kms) ce qui rend (de mon point de vue) le parcours très attractif.

Profil du parcours de la course Paris-Versailles

25 septembre. Retrait des dossards à Issy les Moulineaux, remise du t-shirt technique bleu, très simple, avec le logo de la course sur le torse.

Logo du t-shirt de la course Paris-Versailles

 

26 septembre, veille de la course. Erreur stratégique: repas asiatique à la Maison du Dim Sum à Paris, excellent restaurant asiatique par ailleurs, mais les dim sum à volonté la veille d'une courses sont définitivement à proscrire!

27 septembre, jour J. Je me rends aux pieds de la Tour Eiffel vers 9h15. Je constate un monde de dingue et me place comme je peux dans l'aire de départ. Véro, me dit coucou et me donne rendez vous à Versailles pour l'apéro... Mouais... c'est pas encore pour tout de suite...Je fixe mon sauvTAG au pied. C'est la première course que je fait avec! Va-t-il tenir? Va-t-il me gêner?

10h, les élites partent. Le vainqueur, Fikasu Admassu (Ethiopie) mettra 47'42''. Ce qui laisse d'ailleurs songeur. l'attente est très longue puisque les participants partent par vague de 500 toutes les 5 minutes..., et je suis tout au fond de l'aire de départ.

10h45, je suis dans le sas de départ. Pan! J'active ma Garmin Forerunner 110 et je trace... Je file le long des quais à près de 14km/h. Je pars BEAUCOUP trop vite, mais je me dis que la côte me forcera a ralentir. Je tiens finalement ce rythme jusqu'au premier ravitaillement, de coup les quais défilent très vite. Jusque là l'ambiance est au top. Des orchestres tous les kilomètres animent le parcours. Il y a beaucoup de supporters, et finalement le parcours est assez fluide: il n'y a pas tant de monde que cela. C'est finalement pas mal de procéder par vague de 500 coureurs...

J'arrive au ravitaillement, attrape un ou deux sucres et une bouteille d'eau. Je commence maintenant l’ascension en ralentissant à 12km/h. Pour l'instant tout se passe bien. Beaucoup de monde sur le coté de la côte pour nous encourager. Beaucoup marchent. Mais rapidement, je ressens une atroce douleurs au ventre. Je n'aurais jamais du manger asiatique la veille au soir!!! Je serre les dents, mais je sais qu'il me reste presque 10kms et que je ne suis qu'à la moitié de la côte. Par endroit c'est difficile de passer les participants parfois marchent au milieu et gênent tout le monde!

Arrivé à la moitié de la côte, celle ci parait moins raide. Mon lacet s'est défait. Je m’arrête pour le refaire, un supporter m'interroge sur mon sauvTAG au pied, mais pas trop le temps d'en discuter, et puis j'ai trop mal au bide. Je repars à 11km/h et vient finalement à bout de la côte des gardes qui après ce léger faux plat redevient tout aussi raide qu'au début (voire plus). Au sommet se trouve la ravitaillement. Bien organisé dans la longueur, il est fluide. Tout le monde semble parvenir à se servir sans se bousculer.

Je me rends compte qu'il y a beaucoup moins de monde que dans la cote mais la route est maintenant très étroite, je serre à gauche. Nous rentrons dans la forêt de Meudon. Le cadre est hyper sympa, il y a un peu moins de supporter et une belle descente dans laquelle j'en profite pour accélérer, histoire de rattraper un peu mon retard. Coté ventre, ça va mieux, ça a fini par passer.

Kilomètre 13: arrivée à Viroflay et passage dans une autre côte très courte mais très raide, juste devant le cimetière, que je connais bien pour l'avoir prise très régulièrement à l'entrainement les mois précédents. Je suis dans les temps: 1h à la montre. Les orchestres refont leurs apparitions et l'ambiance de fête est de retour.

Je n'ai plus qu'à négocier la descente sur Versailles et le faux plat montant de l'avenue de Saint Cloud puis je serai arrivé. J'ai le souffle court, mais je vais pouvoir gérer ça aussi.

Au kilomètre 15, je croise Véro qui m'encourage et je passe la ligne en 1h16'21". Objectif atteint. J'ai battu le record de Pierre!

On me remet la médaille de finisher (un peu bizarre, je trouve), et un sac plein de barre des céréales, de compote, de fruit...

 medaille finisher de la course paris versailles 2015

Je sors de l'aire d'arrivée, dans laquelle se trouvent des masseurs, retrouve Véro qui me félicite et je vais me boire un bonne bière à coté de chez moi. 

Course de Bertrand POLLET sur la Paris Versailles 2015

Bilan: Très belle course. Une organisation sur les départs un peu étrange mais qui semble efficace pour que le parcours ne soit pas surchargé, le seul passage vraiment encombré est la côte des gardes, mais cela reste négociable. Ravitaillements très bien organisés. Ravitaillement final aussi, j'ai en effet beaucoup apprécié de trouver du solide et énergétique dans le sac fourni à l'arrivée. Le T-shirt est un peu minimaliste, mais semble de bonne qualité. Belle ambiance, toujours à la fête, de la musique presque partout sauf dans la foret ou le calme est assez religieux, c'est sympa. Bref pour 29€ l'inscription, cela vaut franchement le coup!

Autre bilan: ne JAMAIS négliger la diététique à la veille de la course. JAMAIS! j'ai eu de la chance que mon mal de ventre disparaisse, mais cela aurait pu plomber ma course.

Enfin, le sauvTAG au pied est toujours là. Au moins une personne l'a vu. Il ne m'a pas gêné. Le port du sauvTAG aux chaussures me semble dont très adapté.

Dans deux semaines: les 20kms de Paris!

Le triathlon de Chantilly fait partie d'une série de courses internationales le Castle Triathlon Series. Les courses de cette série se déroulent principalement sur les îles britanniques, mais il existe une étape en France au château de Chantilly.

La course se présente sous différents formats allant du très court au très long (le format Ironman n'existe pas à Chantilly).

Après mon expérience désastreuse à la nage à Deauville racontée ici, j'ai mis en pratique la méthode de nage Total Immersion. J'ai pris pas mal de plaisir à nager lors de mes entrainements et je me suis senti nettement plus confiant. Cependant je n'ai pas voulu franchir le pas en m'inscrivant directement au format olympique puisque les 1500m de natation me faisaient encore un peu peur. 

L'avantage donc de l'étape à Chantilly, c'est qu'elle propose un format intéressant pour les piètres nageurs comme moi: le Condé

-800m de nage en bassin,

-40kms de vélo,

-8kms de course à pieds dans le parc du château.

En gros, c'est presqu'un format olympique, mais avec la distance de nage réduite de moitié. Je me suis donc inscrit.

Entre temps, j'ai réparé mon vélo de route Bianchi cassé trois jours avant le Triathlon International de Deauville, j'ai roulé pas mal avec Véro et pour aller au taffe, les beaux jours aidant c'est clair et je me sens prêt pour rouler 40km à fond lors de ce triathlon prévu le 29 août 2015.

Samedi 29 août matin, je me lève peinard à 6h, avale mon bol de céréales et un café bien corsé. Je mets le vélo dans le coffre, prépare mes affaires notamment pour les transitions puisque je sais maintenant comment cela se passe et je file en voiture direction Chantilly. Ciel clair, température annoncée ce matin 25°C. Il va faire chaud!

Arrivée à Chantilly à 8h. Parking clair et bien signalé pour les participant. Je prends mon dossard (n°1623). Je me fais offrir un serviette de bain rouge en fibre synthétique de la marque Speedo (cool, c'est exactement ce qu'il me manquait pour aller à la piscine), je me fais marquer mon numéro de dossard sur le bras, puis sur le mollet. La classe!

Je colle mon autocollant sur mon casque, mais il n'y a rien à faire, ce dernier ne cesse de tomber. Bref, je choppe un rouleau de scotch fourni par l'organisation et je le fixe solidement au casque ET au vélo puisque je rencontre le même problème avec l'autocollant sur mon cadre.

Je rentre dans l'aire de transition et je découvre que les places ne sont pas numérotées, c'est placement libre. Un peu galère puisque le parc est grand et d'après ce que je comprends une partie du parc est réservé à l'épreuve qui part 30 minutes après nous. Je trouve une place à mi chemin entre l'entrée et la sortie de l'aire de transition, j'y positionne mes affaires et je me change. Il commence à faire bon et la combinaison manche courte a été ressortie. En revanche, la température du bassin est annoncée à 17°C. C'est encore hyper froid. Concernant le bassin que j'aperçois depuis l'aire de transition, on y voit les bouées, mais le parcours ne semble pas clairement défini. J'avoue que nager dans le bassin m'impressionne, l'eau ne semble pas hyper propre, même si j'ai reçu comme tous les compétiteurs un mail avec les analyses de l'eau, attestant qu'elle était apte à la pratique de la natation.

Je croise un gars du club de Versailles, on papote un peu, c'est un habitué de ce format ici et me dit que l'ambiance va être hyper cool!

8h40. Je descends les quelques marches qui mènent au bassin par le tapis mis en place pour la transition Natation - Vélo. J'arrive au bassin, constate que les cygnes se sont soulagés de partout sur le tapis, il va falloir faire attention où l'on marche en sortant de l'eau. 

8h45, le briefing de course est donné. Le parcours de natation consiste à passer par une porte étroite de 5 mètres matérialisée par deux bouées (ça va être la guerre), puis de prendre à droite sur 100m, contourner une bouée par sa droite, partir dans l'autre sens sur 200m, contourner une autre bouée, puis revenir à l'entrée du bassin. Concernant le parcours vélo, le drafting, n'est pas autorisé, et il n'est pas abordé la partie course à pied. On verra bien.

8h55, je rentre dans le bassin. Constat: l'eau est froide et j'ai de la vase jusqu'à mi-mollet.

9h. Pan le départ est donné. Même cri de guerre qu'à Deauville, claquement d'eau, les 400 triathlètes sont partis. La vase se soulève et donne l'impression de nager dans la boue. Je reste calme et m'élance à mon tour cette fois-ci en milieu de peloton.

Depart triathlon Chantilly Conde 2015

Ça se passe bien, j'arrive à la porte. C'est un peu encombré mais surtout, la bonne nouvelle c'est que même si j'attends un peu, j'ai pieds, c'est plus facile. Je passe la fameuse porte et prends à droite. Je replonge la tête dans l'eau et allonge bien mes mouvements, lentement, un bras après l'autre, une respiration tous les deux ou trois temps. Je me sens bien, j'arrive à la première bouée, que je contourne et prends un peu plus à droite pour avoir plus de place pour nager. Total Immersion semble bien m'aider, je suis calme et j'avance doucement mais surement vers la deuxième bouée que je contourne assez facilement. Je ne connais pas mon classement, mais je vois qu'autours de moi certains galèrent, se mettent à nager la brasse, marchent, se sont arrêtés pour prendre leur souffle. Moi, je continue et arrive à la sortie du bassin. Je suis frais et finalement ces 800m m'ont semblé extrêmement court. Mon travail à la nage m'a certainement beaucoup aidé, mais je ne suis pas essoufflé du tout. Peut être que la combi m'a aidé aussi puisqu'elle améliore la flottabilité. Seul bémol peut être du style Total Immersion: l'amplitude nécessaire à la nage qui nécessite pas mal de place autour de soi (difficile en triathlon). Cela m'a contraint à aller chercher de l'espace quitte à rallonger la distance de nage.

Mon temps: 23minutes et 25secondes, je suis pour l'instant classé 207ème, c'est bof, certes, mais je suis frais contrairement à certains qui ne tiennent pas debout à la sortie de l'eau. 

Je remonte les marches en courant jusqu'à l'aire de transition, tout en évitant les fientes de cygnes . Je positionne mon dossard sur le dos, j'enfile mes chaussures à cales automatiques, mes lunettes, mon casque et je pars en courant avec mon vélo jusqu'à la "fameuse ligne rouge". J'enfourche le vélo et je file. Mauvaise surprise: la route est en fait un chemin en terre avec de gros trous et de gros cailloux. Y en a qui vont avoir des crevaisons, j'espère que cela ne sera pas mon cas. Au bout d'un kilomètre, le chemin devient une route, j'essuie mes roues avec mes doigts et je continue. So Far, so good! Y en a effectivement un paquet qui réparent leur crevaison sur le coté. C'est moche. :-(

debut du parcours velo sur le triathlon de Chantilly 2015 - le Conde

C'est parti pour la première des deux boucles en direction de Senlis. Le rythme est donné, ça roule vite, très vite! sur le compteur je vois affiché 40km/h et certains me doublent encore beaucoup plus vite! D'ailleurs quelqu'un se met dans ma roue et cela ne manque pas, l'arbitre passe à coté et le sanctionne.

Kilomètre 15: premier ravitaillement. En gobelet... Non, mais c'est une blague? Comment attraper un gobelet en roulant à 40km/h en sans le renverser?? j'y parviens tout de même. Le parcours est presque plat. Vitesse au compteur dans la forêt: 45km/h! Ça trace! Il ne me semble pas rattraper grand monde. Fin de la première boucle, on retrouve les concurrents de la deuxième épreuve ce qui rajoute beaucoup de monde sur la route qui de surcroît n'est pas coupée à la circulation. J’entame cette seconde boucle tout aussi rapidement. Et trouve un lièvre (en fait, une lièvre). Une nana me double puis je la redouble et ainsi de suite sur près de 20km. On échange deux mots et on convient de continuer comme ça puisque cela permet d'avoir quelqu'un à suivre (mais à plus de 7m, hein? drafting interdit!).

Je me retrouve derrière un camion dans Senlis!!! Mais que fait-il là bon sang?? Je le double et je continue. Deuxième ravitaillement, puis longue ligne droite dans la forêt où je donne tout ce que j'ai, je largue ma binôme que je ne recroiserais plus. Vitesse au compteur 47km/h. Je reprends la route qui mène au château, arrive sur le chemin, je ralentis et aperçois mes parents sur le coté qui m'encouragent. Ça fait drôlement plaisir.

Mon temps: 1h19min35s pour 44 kilomètres. une belle moyenne à plus de 34km/h. J'ai fait assez fort, et je suis content :)

Ligne rouge. Je descends du vélo, trottine jusqu'à l'aire de transition, pose le vélo, déchausse les cales et chausse les baskets et je repars.

Ouh que c'est dur!!! Comme la dernière fois, je n'ai plus de jambes. Aurais-je trop forcé sur le parcours vélo? Je sers les dents en me disant que ça ira mieux et je pars à 12km/h sur le parcours course à pieds. Je recroise, mes parents et un paquet de supporters qui me voient passer seul et m'encouragent. Le parcours commence sur la pelouse et très rapidement on me donne un gel que je prends sans chercher à comprendre ce qu'il m'arrive puisque mes jambes ne veulent pas revenir. Les 2 premiers kilomètres sont horribles. Puis vient le ravitaillement (encore en gobelet que je ne cherche même pas à boire et que je me verse sur le crâne, parce qu'il fait franchement hyper chaud). J'arrive à l'arrière du chateau, il y a plein de supporters c'est hyper sympa, et ce cadre... génial. Je n'ai plus mal aux jambes! cool! Je double un paquet de monde dans les jardins et arrive à la moitié du parcours, prêt à entamer la deuxième boucle. Je croise mon père qui m'encourage et j'y vais. kilomètre 7, alors que je suis dans les jardins du château, je me rends compte que je suis à bout de souffle. Je me cale sur le type devant moi et me dis que je n'ai qu'à le suivre sur un 1 kilomètre pour finir, ce que je fais. Je passe enfin la ligne! Rincé, je dois bien l'admettre.

Arrivee du triathlon de chantilly 2015 - le Conde

Mon temps sur la partie course à pieds: 42min14s. mon temps général: 2h30min10s. Exactement ce que je visais! je suis classé 90ème sur 378 participants, content de moi. On me remet la médaille et suis un peu deçu, il n'y a pas de t-shirt de finisher.

Le vainqueur de l'épreuve, Romain COSTEUR boucle l'épreuve en 2h00min31s. Et dire qu'il n'est même pas en club et que c'est son premier triathlon! Bravo! Franchement...

Le type de mon club avec qui j'ai papoté, Olivier GUTH, finit 6ème en 2h8min22s suivi d'un autre gars de mon club, Alexandre BIROLLEAU en 2h8m32s. Bravo les gars!

AMedaille finisher triathlon chantilly 2015

J'avale deux trois jus de fruits, mange quelques fruits secs et retrouve mes parents qui me félicitent.

Bilan: J'ai beaucoup mieux négocié la partie natation et je dois dire que Total Immersion m'y a franchement aidé, me suis pas mal débrouillé sur les parties vélo et course à pieds. L'ambiance était au top. 

Si je devais reprocher quelque chose à l'organisation c'est:

- le prix, un peu élevé, 60€ l'inscription alors qu'il n'y a pas de t-shirt de finisher (la serviette de bain c'est top en revanche),

- le parcours vélo qui commence sur de la terre et qui n'est pas fermé à la circulation (pour ce prix, je trouve cela abusé)

- les ravitaillements en gobelet,

- le manque d'organisation dans l'aire de transition,

- le fait qu'il y ait d'autres épreuves en même temps, ce qui fausse notre idée du classement puisque l'on pense doubler des concurrents qui n'en sont pas.

Sinon, bravo! C'était hyper sympa et c'est clair que je vais remettre ça!

Voici comment j'ai finalement appris à apprécier la natation, en nageant un style peu orthodoxe: Total Immersion

Cet été, nous avions prévu d'aller sur Londres rendre visite à la meilleure amie de Véro. Cette dernière et son copain sont adeptes de la course à pieds et nous ont proposé de nous inscrire à 4 à une course dans Hyde Park à Londres.

Why not? 

Nous nous sommes donc inscrits pour 17£ à cette course qui fait en réalité partie d'une série de courses "The Royal Parks 10km Summer Race Series" qui se déroule sur l'été dans les parcs de la ville de Londres.

Cette petite course de 700 coureurs (très intime) a eu lieu le 23 août.

Nous nous rendons donc sur Londres en un coup d'Eurostar le 21, et profitons d'une très belle journée le 22 pour se balader, faire quelques emplettes et profiter pleinement de la soirée avec nos amis.

23 Août matin, nous nous rendons sur Hyde Park, une petite demie-heure avant la course. C'est marrant, il n'y a presque personne, à se demander si c'est bien ici que cela se passe. En avançant un peu, on trouve un peu plus de monde et deux tables qui font offices de stand de retrait des dossards. Dossards que l'on récupère en deux-deux. Il y a même une consigne! La ligne de départ n'est pas matérialisée. Et nous avons une demi-heure d'avance. Nous allons donc dans le café sur le bord de l'étang pour attraper un petit déjeuner rapide et nous revenons 10 minutes avant la course.

La ligne de départ n'est toujours pas matérialisée (heu?), mais il a un peu plus de monde. 

Un gars commence à installer le portique au sol et nous demande avec un porte voix de nous placer derrière. Il fait un court speech nous expliquant que le parcours est constitué de deux boucles de 5km et donne finalement le départ!

Sur la ligne de depart de la 10K Hyde Park, Londres Aout 2015

Pan! (départ donné au porte-voix)

Véro et moi, partons assez vite 12km/h, on a convenu de laisser nous amis courir ensemble. On suit tranquillement le parcours qui part sur la pelouse puis redescend vers l'étang, le contourne, prend la longue allée. Nous ralentissons un peu. Petit faux plat montant et au kilomètre 4 alors que notre rythme s'est sérieusement effondré, Véro me demande de continuer seul. Je l'abandonne et termine la première boucle en 27'53". Pas terrible. Il faut dire que la veille on a bien fait la fête. 

Je passe le ravitaillement (où il n'y avait que l'eau) et décide de me faire violence et accélère à 14km/h sur 3 kilomètres et finit à 13km/h la deuxième boucle en 22'01" cette fois ci. avec un temps au final de 46'54". Je suis classé 144ème. Vero quant à elle termine en 58'50" et nos amis tous deux en 1h03.

Le vainqueur, Benjamin PIGEON met lui 35'21" pour boucler le parcours!

course de Bertrand POLLET sur le 10k Hyde Park - Londres - Aout 2015

Passés la ligne on nous remet une médaille, assez minimaliste, et un sac avec des fruits et des barres de céréales. Il n'y a pas de t-shirt de finisher, mais nous nous y attendions.

En fait, même si l'organisation était un peu à l'arrache, nous avons adoré l'ambiance justement très intime. Un petit coté cool et très très sympa. Tout le monde était bien souriant et il faut dire que la météo était franchement de la partie. de plus, je trouve que le tarif n'est pas du tout exorbitant. Seul bémol à mon sens, le parcours n'est pas du tout balisé, du coup on partage les allées avec les poussettes d'enfants, mais bon y avait pas grand monde!

Bref, une belle façon de découvrir ce parc. Il n'est pas exclus que l'on recommence l'an prochain! 

Finisher de la course 10k Hyde Park - Londres 2015

:)

 

 

 

 

 

 

Nous devions effectuer une randonnée dans les Pyrénées françaises, près du cirque de Gavarnie, mais la météo très orageuse, nous a contraints à se rabattre sur le versant espagnol.

Cela dit, ce n'est pas grave, cela faisait un moment que je lorgnais sur le canyon d'Ordesa, le Grand Canyon européen, classé d'ailleurs à l'UNESCO.

Habib et Véro étaient de la partie, et nous devions retrouver Gaby dans la nuit du vendredi au samedi à Toulouse. Nous avons donc pris la route pour Toulouse, le vendredi soir.

Samedi 13 au matin, on fait un point météo et on écarte définitivement, le coté français. Par contre, pour aller au même endroit, mais versant espagnol, il faut compter 3h de voiture de plus. Direction Torla-Ordesa en Espagne. C'est parti!

Heureusement, j'ai une carte du coin au 1:25 000 que j'avais acheter à l'occasion du tour du Mont Perdu que j'avais tenté d’effectuer avec mon cousin en 2012. Cette carte, si vous la cherchez se trouve à la bibliothèque du vieux campeur pour 12€. Elle est également disponible ici.

Carte du parc national Ordesa en Espagne

Cette carte est franchement bien, mais... la notion de sentier difficile n'a rien à voir avec ce que l'on peut voir sur les cartes IGN que nous connaissons bien. J'y reviendrai! ;-)

En voici un extrait, celui qui nous intéresse:

Carte du canyon Ordesa

Pour une image en plus haute définition cliquer ici

Après 3h de route, difficile car sous la pluie et empruntant d'autres canyons TRES étroits, nous arrivons à Torla où nous garons la voiture. Le ciel est particulièrement gris. Pardon, noir! L'entrée du canyon est là. Il est majestueux avec ses parois verticales, nous n'en voyons pas le bout puisqu'il oblique un peu au nord. Mais c'est réellement impressionnant.

Sous l'abri, à coté du parking, nous avalons un premier sandwich puis nous assistons à un véritable déluge. En quelques secondes, le paysage devient invisible. Ça gronde de partout et le parking se transforme en un torrent de boue. A tel point que je m’inquiète de l'étanchéité des portières de ma voiture! Bref, nous y sommes, mais est-ce raisonnable de prendre le départ? Nous attendons un peu, puis cela se calme. La pluie est continue, mais plutôt faible. Nous nous concertons et décidons finalement d'y aller, quitte à rebrousser chemin. 

Nous partons donc assez tard, sous la pluie et commençons l'ascension plutôt tranquille. Au bout de 2h de marche, le long de l'Arazas, la rivière au fond du canyon, nous arrivons sur un plateau. Voici à quoi pourrait ressembler le paysage s'il avait fait beau...

Canyon d'Ordesa - Espagne - par beau temps

Sur ce plateau, nous croisons le refuge de Soaso, simple cabane, près de laquelle nous passerons la nuit. Le temps est moins mauvais, nous essayons de nous réchauffer un peu dans la cabane et faisons sécher nos affaires, puis vers 22h, nous rejoignons nos tentes pour une nuit finalement encore TRES humide.

Topo du jour 1 - Canyon Ordesa

Dimanche 14 juin. Réveil matinal et... oh surprise! il fait grand bleu! Bon ben c'est cool! Je réveille tout le monde, on avale un café, on replie les tentes et on y va! Les vaches nous ont rejoint!

Vaches dans le canyon Ordesa - Espagne

Au début, l'ascension reste douce, puis une fois traversé la rivière, nous devons faire un choix: prendre le sentier qui mène au refuge de Goriz ou bien emprunter les "clavijas de Soaso". Nous optons pour cette dernière option qui finalement était un peu plus technique que prévue. Il s'agit de mains courantes avec des prises métalliques parfois trop espacées  pour être utiles et un beau dévers. Habib, râle un peu sur Véro qui avait poussé pour cette option, mais nous parvenons au sommet des clavijas en une quinzaine de minutes.

Bertrand POLLET dans les clavijas de Soaso - Ordesa - Espagne

Une fois au sommet, la vue sur le canyon d'Ordesa est à couper le souffle!

Canyon Ordesa - Espagne

Nous continuons vers le refuge de Goriz par une ascension régulière et sans autres difficultés techniques. Le Monte Perdido est en ligne de mire! Nous prenons une pause au refuge. Le temps commence à se couvrir à nouveau. Nous reprenons donc rapidement la route vers le nord. Cela continue de grimper, nous passons un petit passage technique ou il faut mettre les mains (rien de bien méchant). Nous déjeunons auprès d'une source (fuente de Gavachos) et d'une grotte. Nous poursuivons maintenant notre ascension vers le col de Descargador à 2454m. Puis cela se complique: de l'autre coté, tout est enneigé. Les cairns et les marques sont donc invisibles et il faudra continuer "à vue" vers le prochain col (col de Millares, 2494m). Finalement c'est très amusant! D'ici nous apercevons sur notre droite la Brèche Roland, qui marque la frontière avec la France. De l'autre coté, à moins de 5 kms à vol d'oiseau, c'est la France et le cirque de Gavarnie. Gaby n'est pas au top de sa forme, et la ceinture ventrale de son sac a cédée, mais il sert les dents, il sait que l'arrivée n'est plus très loin.

Nous continuons toujours à vue à présent vers le col de "la Catuarda" à 2516m en traversant une plaine fortement enneigée.

Gaby, Habib et Bertrand au Parc national du mont Perdu - Espagne - juin 2015

Une averse de grêle assez forte nous surprend, mais nous parvenons au col (un peu plus difficile à trouver celui ci) en une trentaine de minutes. A présent, il est temps de redescendre. Comme Gaby doit prendre un vol sur Toulouse demain, le plus nous descendrons aujourd'hui, le mieux se sera.

Nous nous arrêtons dans "La Ribiera la Catiarta" à environ 2350m d'altitude. il y fait froid, très froid même. Nous n'y trouvons pas de bois pour faire un feu, mais il fait sec. Et surtout, nous avons un super comité d'accueil, un isard que nous avons surnommé Alphonse :-)

Isard dans le parc national du mont perdu - Espagne

Alphonse n'est absolument pas farouche et s'approche même très près avec d'autres de ses copains. En fait, ils se posent même tous à coté de nous et on passe la nuit avec eux. Je suis très surpris de ce comportement, très apprivoisés finalement. J'étais habitué à des animaux beaucoup plus farouches que cela dans mes autres randonnées. Mais bon... ils nous tiennent compagnie et c'est très sympa!

Un isard nous tient compagnie toute la nuit - Parc national du Mont Perdu - Espagne

Gaby n'étant pas très en forme, et l'heure de réveil du lendemain étant très matinale, nous nous couchons assez tôt.

Canyon Ordesa - jour 2 - Espagne

Lundi 15 juin. Réveil matinal donc. Nous replions rapidement les tentes et partons vers le sud. Nous savons que nous avons deux options également comme hier. Les deux options impliquent des mains courantes. Les "Clavijas de Carriata" ou la "Fajeta". Au refuge de Goriz, on nous avait recommandé la deuxième option, normalement moins technique. En tout cas d'ici, avant de descendre la vue est impressionnante et nous ne comprenons pas bien par où nous allons passer. Nous avons notamment une vue sur la très célèbre vire très exposée de Faja de las Flores.

Fajas de las Flores - Canyon Ordesa - Esapgne

Nous entamons notre descente dans un couloir très étroit de la falaise et très exposé également. Je dirais qu'en soit, il n'est pas très technique, mais il est particulièrement impressionnant pour ceux qui ont le vertige, puisque si on glisse, on finit 400m plus bas!

Vers la Fajeta - Parc national du mont Perdu - Espagne

Nous parvenons finalement à la Fajeta qui n'est en fait qu'une autre vire encore très exposée avec une main courante

La Fajeta - Parc national du Mont Perdu - Espagne

La Fajeta - Canyon Ordesa - Espagne

Nous apprendrons plus tard que nous avons bien fait de ne pas emprunter les Clavijas de la Carriata qui étaient nettement plus techniques.

 

Passés ces clavijas, nous descendons sans peine en 2h au parking où nous avions laissé la voiture et prenons une bière, je pense bien méritée.

jour 3 - Canyon Ordesa - Espagne

Bref, une magnifique rando qui nous aura marqué par ses quelques passages parfois techniques et ses paysages à couper le souffle. En gros, ce qu'il faut comprendre c'est qu'un passage dit compliqué sur une carte espagnole est vraiment compliqué...

La météo n'a pas été parfaite tout le temps, mais nous avons globalement eu de la chance. Nous reviendrons probablement en Espagne randonner, mais peut être avec un baudrier cette fois!

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